Cour du Roi au château des Tuileries
du 6 octobre 1789 au 10 août 1792
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MARC ANTOINE THIERRY, BARON DE VILLE D'AVRAY

Né le lundi 29 décembre 1732 à Versailles
Baptisé le 30 décembre 1732 en l’église Notre Dame à Versailles
Massacré le dimanche 2 septembre 1792 à Paris
Père
François Christophe Thierry (1699-1782)
  • Ecuyer ordinaire de la Chambre du Roi
  • Premier valet de chambre de M. le duc de Berry puis Dauphin de France (1760-1774)
Mère
​Marie Madeleine Capet (1709-1818)
  • Femme de chambre de Mme la duchesse de Berry
  • Première femme de chambre de M. le duc de Berry (1753-1763)

Epouse le mercredi 13 février 1760, à l'Eglise Notre Dame à Versailles, ​Céline Marguerite Lemoine (1734-1813)

Enfants issus de l'union :
  • Marie Louise Adélaïde (1760-1847)
  • Louise Marie Julienne (26/01 au 27/02/1765)
  • Albertine Louise Marie (1765-1796)
  • François Marc Antoine (1766-1775)
  • Armand (1773-1844)

Charges occupées par Marc Antoine Thierry

  • Huissier de la Chambre du Roi (1749-1767)
  • Premier valet de chambre du Dauphin en survivance (1765-1770)
  • Mousquetaire de la garde ordinaire du Roi
  • Colonel attaché au régiment Dauphin-dragons
  • Sous-brigadier des mousquetaires
  • Contrôleur de la Maison-bouche et commune de M. le comte d’Artois (1773-1774)
  • Premier valet de chambre du Roi pour le quartier d’octobre (1774-1792)
  • Surintendant des Petits Appartements du Roi (1775-1790)
  • Consul de Versailles  (09/04 au 28/05/1789)
  • Maire de Versailles (28/05 au 03/08/1789)
  • Commissaire général de la Maison du Roi pour le département des Meubles de la Couronne en survivance
  • Commissaire général de la Maison du Roi pour le département des Meubles de la Couronne en survivance (1784-1792)

Charges occupées par Céline Marguerite Lemoine

  • Femme de chambre surnuméraire de la Reine Marie Leszczyńska (1753-1764)
  • Femme de chambre de la Reine de Marie Leszczyńska sur la démission de sa tante Marguerite Lemoine (1764-1768)
  • Première femme de chambre de Mme la Dauphine puis Reine de France en survivance de Mlle Perrin (1770-1776)

Titre porté par Marc Antoine Thierry

  • 1er juin 1784 : baron de Ville d'Avray

Au moment de l'installation de Louis XVI et de la Cour à Paris, le 6 octobre 1789, Marc Antoine Thierry de Ville d'Avray est un personnage important par sa proximité avec le Roi et par les charges qu'il occupe.
En effet, il connait Louis XVI depuis son enfance au travers de son père qui était son premier valet de chambre quand celui-ci n'était que duc de Berry et n'était pas destiné à monter sur le Trône puisque la succession étant assurée par son père le Dauphin et son frère aîné Louis Joseph duc de Bourgogne.
Les années passant, via différentes charges, il entre dans l'intimité de Louis Auguste lorsqu'il devient Dauphin de France en 1765 puis Roi de France en 1774.

Louis XVI va lui accorder sa confiance ce qui va se traduire par l'obtention de différentes charges : premier valet de chambre du Roi, surintendant des Petits Appartements du Roi et commissaire général de la Maison du Roi pour es Meubles de la Couronne.
Ces différentes charges font que Marc Antoine Thierry est dans l'intimité immédiate et direct de Louis XVI.

Au 6 octobre 1789, Marc Antoine Thierry est :
  • premier valet de chambre du Roi pour le quartier d'octobre
  • surintendant des petits appartements
  • commissaire général de la Maison du Roi pour les Meubles de la Couronne.
Image

1790

​Au début du mois de février 1790, Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi et commissaire général de la Maison du Roi pour les Meubles de la Couronne, demande de maintenir les appartements des châteaux de Compiègne, de Marly et de Versailles, en état, dans le cas où le Roi déciderait d’y faire un séjour.
​Le 1er février 1790, M. Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi, et commissaire général de la Maison du Roi ayant le département des meubles de la Couronne, fait parvenir, à Louis XVI, un long rapport sur les comptes de son administration depuis 1784, année de sa dernière réforme.
​Le jeudi 1er juillet 1790, le service des petits appartements du Roi, dirigé par M. Thierry de Ville d’Avray depuis 1776 et qui avait vu le jour sous Louis XV, est supprimé. Les 27 employés sont remerciés. 

1791

  • Samedi 25 juin 1791
Le baron Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi, et commissaire général de la Maison du Roi au département des Meubles de la Couronne, revient de la campagne.
Les députés Bion, Christin et Delattre, désignés par l’Assemblée nationale pour dresser un inventaire des diamants appelés « de la Couronne », perles, pierreries, tableaux, pierres gravées et autres monuments des arts et sciences, conformément aux décrets des 26 et 27 mai dernier, et du 22 juin dernier, se rendent au Garde Meuble, place Louis XV.
Le baron Thierry de Ville d’Avray les reçoit dans la salle des bijoux, qui se trouve au 1er étage entre la galerie des bronzes et la colonnade, accompagné de M. Lemoine de Crécy, garde général des Meubles de la Couronne. Les trois commissaires avaient choisi deux joaillers pour participer à l’inventaire, à l’estimation et au récolement : M. Louri et M. Laddgraff.
Les trois commissaires demandent la production des cinq derniers inventaires qui ont dû être faits. Le baron Thierry de Ville d’Avray répond :
  • Que les diamants de la Couronne et leurs inventaires n’ont été déposés au Garde Meuble que d’après un Arrêt du Conseil, signé par le baron de Breteuil, ministre et secrétaire d’état à la Maison du Roi, et daté du 1er octobre 1794,
  • Que cet Arrêt du Conseil à commis M. de La Chapelle, chef du bureau de la Maison du Roi, pour, avec tel joailler qu’il jugerait de choisir à cet effet, faire la vérification de l’inventaire desdits diamants dont la garde avait été confié à feu M. Tourteau, joailler de la Couronne, par brevet du 1er décembre 1773, retirer lesdits diamants et en donner bonne et valable décharge aux héritiers de ce dernier, qu’à M. Aubert, tenu par l’acte de société passé entre lui et feu M. Tourteau, confirmé par l’Arrêt du Conseil du 28 mai 1773, de répondre conjointement et solidairement desdits diamants ; ordonnant Sa Majesté que M. de La Chapelle en ferait la remise à moi-même, comme commissaire général de la Maison du Roi ayant le Garde Meuble, pour être mis par lui sous la garde du garde général des Meubles de la Couronne, lequel resterait chargé ainsi et de la même manière que desdits meubles,
  • Que M. de La Chapelle avait choisi à cette époque M. Bohemer en qualité de joailler, pour assister au procès-verbal de la remise des diamants et une copie de l’inventaire fait le 10 septembre 1691, collationné, signé le duc de la Vrillière, ministre et secrétaire d’état à la Maison du Roi, et un inventaire fait le 19 septembre 1774, signé « Louis, Phélyppeaux, Lempereur, Leblanc, A.J. Aubert » ; lesdites copie et inventaire reliés en un volume, intitulé sur le couvert « Inventaire des diamants de la Couronne, années 1691 et 1774 », ont été remis sous la main de M. Lemoine de Crécy, garde général des Meubles de la Couronne ; et en outre, j’ai déclaré que le Roi lui a remis une copie de l’inventaire du 19 septembre 1774, signé « Louis », et plus bas « Phélyppeaux », reliée en maroquin rouge, aux armes de France, intitulé « Inventaire des diamants et pierreries de la Couronne, 1774 », qu’il a offert de nous représenter, et a déclarer n’en avoir pas reçu d’autres.
  • Que pour satisfaire sans délai aux volontés de Sa Majesté, on avait procédé dès 1784 à la description et à l’inventaire de bijoux de la Couronne, dans lequel ne sont pas compris les diamants de la Couronne, qui sont un objet distinct et séparé
  • Qu’il avait observé qu’à l’égard des pierres gravées, et autres monuments des arts et sciences, dont fait mention le décret de l’Assemblée national, du 27 mai dernier, il ne connaît d’objet en ce genre au Garde-Meuble que quelques pierres gravées sur des vases,
  • Enfin, il a représenté que M. de La Chapelle est occupé à la reconnaissance et levé des scellées qui ont été apposés au château des Tuileries, et qu’il ne lui est pas possible de quitter cette opération pour communiquer l’état des diamants faits en 1784.

  • Lundi 27 juin 1791
A 9 heures, les trois commissaires, désignés par l’Assemblée nationale, se présentent à nouveau au Garde-Meuble, place Louis XV. Comme le samedi précédent, ils sont reçus, dans la salle des bijoux, par le baron Thierry de Ville d’Avray et par M. Lemoine de Crécy. Ils avaient demandé par la présence de M. de La Chapelle afin qu’il produise des éléments concernant l’inventaire de 1784. Celui-ci indique qu’il n’a rien trouver à ce sujet dans ses bureaux parisiens, mais qu’il peut y avoir des papiers dans ses bureaux versaillais. Il n’a pas pu le vérifier, n’ayant pas pu s’y rendre.

1792

​En août 1792, trois députés de l’Assemblée nationale (Vergniaud, Guadet et Gensonné) remettent une lettre à M. Boze, peintre du Roi. Celui-ci la transmet à son tour à M. Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi, afin qu’il la remette au Roi. Dans cette lettre, les trois députés préviennent de la prochaine insurrection et de la possible déchéance de Louis XVI.
  • Vendredi 10 août 1792
M. Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi et commissaire général de la Maison du Roi pour les Meubles de la Couronne, arrive à rejoindre Louis XVI au couvent des Feuillants.

  • Dimanche 12 août 1792
Louis XVI remet 5 clés de ses appartements à M. Thierry de Ville d’Avray, premier valet de sa chambre et commissaire général du garde meuble de la Couronne.
C’est la dernière fois qu’ils se voient. M. Thierry de Ville d’Avray avait servi Louis XVI depuis ses plus jeunes années.

  • Mercredi 15 août 1792
M. Thierry de Ville d’Avray, premier valet de chambre du Roi et commissaire général de la Maison du Roi pour le Garde Meuble, est arrêté et écroué à l’Abbaye. Son appartement au Garde Meuble est mis sous scellées.

  • Dimanche 2 septembre 1792
A l’Abbaye, après le massacre du comte de Montmorin, qui a été percé de coups en sortant, vient le tour de Marc Antoine Thierry de Ville d’Avray. « Tel maître, tel valet, dit un membre du tribunal, je demande que l’on transfère monsieur à La Force. » On le pousse aussitôt hors du guichet, il trébuche sur le cadavre du comte de Montmorin, pousse le cri « Vive le Roi » et meurt en le répétant à demi voix, broyé de coups, une pique dans le corps. Un homme, qui éclairait la scène, lui ferme la bouche avec sa torche enflammée.

Le décès ne pouvait pas être acté : son corps n’avait pas été retrouvé. Pour les autorités en place, à cette date, il ne s’agit ni plus ni moins que la banale disparition d’un noble qui avait émigré. D’ailleurs, M. Roland de la Platière, ministre de l’Intérieur, le fait inscrire sur la liste des émigrés, ainsi ses biens peuvent être saisis.
Son épouse s’attache à prouver, avec obstination que son mari avait été assassiné. Grâce à des témoignages de diverses personnes présentes à l’Abbaye, on prouve son assassinat ce qui permet de délivrer un certificat permettant de lever la présomption d’émigration et la levée des scellées sur les biens confisqués.
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